D’après les critères de recevabilité médicale
de l’OMS, les contraceptifs injectables peuvent être
utilisés sans restriction par les femmes infectées
au VIH, qu’elles sont atteintes ou non du SIDA (Catégorie
1).
Les femmes sous traitement ARV peuvent en général
utiliser les méthodes injectables (Catégorie
2).54 Il a été prouvé que la névirapine
réduit le niveau de progestatif dans le sang de 20 pour
cent environ.55 Cependant,
cette réduction n’est probablement pas suffisante
pour affecter l’efficacité contraceptive.
Une dose de Dépo-Provera est suffisamment élevée
pour procurer une grande marge d’efficacité. Par
exemple, une étude réalisée par l’OMS
qui comparait l’administration d’une dose de 100
mg et la dose habituelle de 150 mg a constaté que l’injectable à faible
dose avait aussi une efficacité contraceptive excellente.56 En
cas d’apparition d’une réduction d’efficacité,
la cause en est probablement que la période de trois
mois couverte par l’injection arrive à sa fin,
se traduisant par une baisse du niveau de Dépo-Provera
dans le sang.
La nouvelle injection de Dépo-Provera peut normalement être
administrée jusqu’à deux semaines après
la date due. Cependant, les prestataires devront encourager
les femmes sous traitement ARV à revenir pour l’injection
suivante sans dépasser la période de trois mois.
Les prestataires devront conseiller aux femmes infectées
au VIH qui choisissent d’utiliser le DMPA d’appliquer
la double méthode en ayant recours au préservatif
en plus de la contraception hormonale. Le préservatif
assure à la fois une protection supplémentaire
contre la grossesse et une protection contre la transmission
d’IST/VIH entre partenaires.
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Pour des informations supplémentaires sur ce sujet,
voir la Fiche d’information no 4 sur les Progestatifs
injectables.
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