On entend par pilules contraceptives d’urgence – la
méthode de contraception d’urgence la plus courante – un
schéma posologique de contraceptifs oraux destiné spécifiquement à empêcher
une grossesse après un rapport non protégé.
Ce contraceptif ne protège pas contre la transmission
d’IST/VIH. Les deux schémas posologiques courants
de pilules contraceptives d’urgence sont les suivants :
- les pilules progestatives (appelées aussi pilules
aux progestatifs-seuls)
- les pilules combinées qui associent un œstrogène
et un progestatif, ou schéma posologique Yuzpe.
Si elles sont prises dans les 120 heures qui suivent le rapport
sexuel non protégé, les PCU réduisent
le risque d’une grossesse de 75 pour cent au moins, la
posologie progestative étant plus efficace que la posologie
Yuzpe. Plus le traitement PCU est commencé tôt,
plus il est efficace.52 Les
prestataires qui fournissent la contraception d’urgence
devront aussi aider les femmes à choisir une méthode
de contraception à usage régulier et leur expliquer
quand commencer la méthode et comment l’utiliser
correctement.
Le recours à la contraception d’urgence peut être
envisagée dans certaines situations où il y avait
des rapports non protégés. Ces situations incluent
notamment lorsqu’une méthode contraceptive traditionnelle
a été utilisé incorrectement ou qu’elle
a échoué (par exemple déchirure d’un
préservatif), ou lorsqu’aucune méthode
n’a été utilisée, y compris les
situations de viol ou de rapport par contrainte.
La contraception d’urgence est sans danger et devrait être
accessible à toutes les femmes, y compris les femmes
vivant avec le VIH ou le SIDA ou encore celles sous traitement
ARV.53
A l’heure actuelle, on ne dispose pas de données
sur la portée et les effets de l’interaction entre
les traitements contraceptifs d’urgence et les ARV. Etant
donné que la contraception d’urgence contient
des doses d’hormones plus élevées que les
contraceptifs oraux réguliers, son efficacité n’est
peut-être pas sensiblement affectée par les ARV.
Même si la quantité d’hormones est réduite,
les PCU devraient néanmoins assurer un certain niveau
de protection contre une grossesse non désirée.
Il n’y a pas de raison fondée pour changer les
recommandations cliniques concernant l’utilisation des
PCU par les femmes infectées au VIH, qui sont sous traitement
ARV ou qui peuvent prendre des ARV en tant que traitement prophylactique,
après avoir été violées ou contraintes à avoir
un rapport avec un partenaire infecté au VIH.
Nous nous pencherons maintenant sur l’utilisation d’autres
types de contraception hormonale – les méthodes
injectables et les implants – par les femmes infectées
au VIH.
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Pour des informations supplémentaire sur ce sujet, voir
la Fiche d’information no 3 sur les Pilules contraceptives
d’urgence.
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