Objectifs

Section 1
Section 2
Section 3
Section 4
Section 5
Section 6

- Décision d’utiliser
- Choix de méthode
- Choix de méthode (suite)
- Recevabilité
- Critères OMS
- Critères OMS (suite)
- OMS : exemples
- Options contraceptives
- Taux de grossesse
- Préservatifs
- Prévenir IST/VIH
- Critères préservatif
- Double méthode
- Counseling
- Counseling (suite)
- Méthodes hormonales
- Convenance
- Soucis théoriques
- Interactions
- COC/INNTI
- COC/IP
- Données insuffisantes
- Infection du col
- Excrétion VIH
- Recherches supplémentaires
> Evolution de la maladie
- Critères CO
- Emploi PCU
- Critères injectables
- Critères implants
- Critères implants (suite)
- DIU
- DIU sans danger
- Aucun risque accru de VIH
- Critères DIU
- Spermicides
- Diaphragme
- Critères
- Stérilisation
- Critères
- MAMA
- MAMA et VIH
- Méthode naturelles
- MN et VIH
- Récapitulatif des options

Section 7

Références

Diapo 62


Certaines études ont aussi suscité des préoccupations sur le lien possible entre les contraceptifs hormonaux et l’évoluation de la maladie chez les femmes infectées au VIH. Dans une étude prospective de cohortes sur l’acquisition du VIH qui a été effectuée auprès de 1.337 travailleuses du sexe de Mombasa, au Kenya, l’utilisation du DMPA au moment de l’infection au VIH a été associée à un point d’équilibre plus élevé de la charge virale.

Le point d’équilibre de la charge virale est un indicateur important de l’évoluation de la maladie au VIH. Une fois qu’une personne devient infectée, sa charge virale augmente. Les cellules tueuses du système immunitaire réagissent au virus VIH en attaquant les cellules infectées, entraînant une réduction de la charge virale à un certain niveau. Ce niveau est appelé point d’équilibre de la charge virale. Plus le point d’équilibre est élevé, plus la détérioration du système immunitaire causée par le VIH se produit rapidement. Ainsi, les résultats de l’étude de Mombasa donnent à penser que le DMPA risque d’accélérer l’évolution naturelle de l’infection au VIH.49

Pareillement, les travailleuses du sexe kényanes qui utilisaient des contraceptifs hormonaux au moment où elles ont contracté le VIH étaient plus susceptibles de devenir infectées à de multiples sous-types génétiquement différents du même virus que les femmes qui n’utilisaient pas d’hormones. L’infection aux multiples sous-types semble être liée à un point d’équilibre plus élevé de la charge virale et à la chute accélérée du nombre de lymphocytes CD4, ce qui est un autre indicateur important de l’évolution de la maladie au VIH.50

Un grand nombre des études sur le lien entre la contraception hormonale et l’évolution de la maladie au VIH a été réalisé auprès de travailleuses du sexe du Kenya et certains des résultats n’ont pas été corroborés par d’autres études. En conséquence, il est nécessaire de poursuivre les recherches auprès de populations féminines d’autres régions géographiques avant d’apporter des changements aux lignes directrices pour la prestation des services.