Un autre souci d’ordre théorique concerne l’augmentation éventuelle
d’excrétion virale chez les femmes infectées
au VIH qui utilisent la contraception hormonale, ce qui pourrait
donc se traduire par un risque accru de transmission du VIH à un
partenaire non infecté. Cependant, les données
se contredisent sur un lien possible. Certaines études
ont montré qu’il n’y avait pas d’excrétion
virale accrue. D’autres portent à croire qu’une
excrétion virale accrue se produit lorsque les femmes
utilisent la contraception hormonale.44
Une étude de cohortes effectuée sur des clientes
de la planification familiale à Mombasa, au Kenya, a
détecté une augmentation modeste, mais statistiquement
significative, d’excrétion de cellules infectées
au VIH dans le col utérin. L’excrétion
virale dans le col utérin chez les femmes infectées
au VIH passait de 42 à 52 pour cent après l’adoption
de divers contraceptifs hormonaux.45 Cependant,
l’étude n’a pas détecté de
différence dans la quantité de virus libre dans
les sécrétions génitales.
L’effet relatif des cellules infectées au VIH à la
différence du virus libre est inconnu. Cependant, les
recherches ont montré que la présence des deux
formes dans les sécrétions cervicales maternelles
et dans le lait maternel entraînait un risque accru de
transmission verticale.46
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