Si le traitement HAART est utilisé pour soigner les
patients à un stade avancé de la maladie au
VIH, les ARV peuvent aussi être utilisés pour
la prophylaxie, à savoir la prévention, de
l’infection au VIH.
Les ARV jouent un rôle primordial dans la prévention
de la transmission du VIH de la mère à son
enfant. Les femmes enceintes vivant avec le VIH pour lesquelles
un traitement antirétroviral complet n’est pas
indiqué ou qui n’ont pas accès au traitement
devront recevoir une prophylaxie ARV pour prévenir
la transmission du VIH à leur nouveau-né. A
l’heure actuelle, il existe de nombreux schémas
posologiques différents et leur utilisation dépend
des conditions de disponibilité des médicaments,
de leur coût, des profils de résistance locaux
et des effets secondaires possibles. Les essais cliniques
ont démontré que ces traitement prophylactiques
peuvent réduire de 34 à 50 pour cent le risque
de TME.19
Les ARV peuvent aussi être utilisés à des
fins de prophylaxie post-exposition (ou PEP, selon son sigle
en anglais), dans les cas d’exposition professionnelle
connue au VIH, comme une piqûre d’aiguille accidentelle
avec du sang infecté ou encore lorsque le risque d’exposition
ne peut pas être éliminé, comme dans
le cas d’un viol. La PEP devra être entamée
aussi tôt que possible après l’incident, à savoir
dans les heures qui suivent. Un traitement composé de
deux ou trois médicaments est administré parce
qu’on estime qu’il est plus efficace que s’il
se compose d’un seul agent. Un traitement minimum de
deux semaines ou un traitement maximum de quatre semaines
est recommandé.
D’autres utilisations prophylactiques d’ARV
sont à l’étude
pour prévenir l’infection au VIH.
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Note :
Les recherches scientifiques ont révélé que
les ARV zidovine (ZDV), MAMAivudine (3TC) et névirapine
(NVP) sont efficaces et sans danger pour la prophylaxie PTME,
qu’ils soient seuls (AZT ou NVP) ou en association
(AZT+3TC, AZT+NVP ou AZT+3TC+NVP).
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