Il ressort des résultats de la recherche actuelle
que la grossesse chez les femmes infectées au VIH
n’accélère pas l’évolution
de la maladie.13
Cependant, la grossesse s’accompagne souvent de conséquences
graves pour les nourrissons. Sans traitement, un tiers environ
des mères infectées au VIH transmettent le
virus à leur nouveau-né pendant la grossesse,
l’accouchement ou l’allaitement.
On dispose de données scientifiques qui portent à croire
que la grossesse chez les femmes infectées au VIH
accroît le risque d’enfants mort-nés ou
d’un poids insuffisant à la naissance.14 Néanmoins,
pour de nombreux couples vivant avec le VIH qui choisissent
de concevoir, les avantages qu’ils éprouvent à avoir
un enfant l’emportent sur le risque accru que l’issue
de la grossesse soit défavorable.
Trois phénomènes nouveaux positifs peuvent
encourager les femmes vivant avec le VIH à réexaminer
les décisions à prendre en matière de
sexualité, de rapports et de procréation. Ces
phénomènes sont les effets des traitements
ARV sur la santé et la longévité d’un
grand nombre de personnes vivant avec le VIH, la présence
croissante de moyens efficaces de réduire la transmission
de la mère à l’enfant et la plus grande
disponibilité de services de soins et de soutien à l’intention
des familles affectées par le VIH.
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