Les femmes sont vulnérables au VIH pour plusieurs
raisons.
Premièrement, les femmes sont plus vulnérables à l’infection
au VIH en raison de facteurs culturels et sociétaux.
Ces facteurs sont notamment l’inéquité des
sexes qui limitent les chances des femmes, les rendant souvent
tributaires des hommes sur le plan économique. Les
relations inéquitables entre les hommes et les femmes
font aussi qu’il est plus difficile pour les femmes
de refuser des avances sexuelles qu’elles ne veulent
pas ou de négocier avec leur partenaire des rapports
plus sûrs.
Les femmes sont aussi plus susceptibles à l’infection
au VIH pour des raisons biologiques. Leur exposition au virus
du VIH peut être plus élevée que pour
les hommes en raison de la surface plus étendue – le
vagin – qui est en contact avec les fluides sexuels
pendant les rapports. Un facteur de complication est la préférence
de « rapports sexuels » chez certains partenaires,
ce qui rend le vagin plus susceptible de se déchirer.
En outre, une condition physiologique courante, l’ectropion
du col utérin, peut accroître le risque d’infection
par chlamydia, ce qui à son tour peut favoriser l’infection
au VIH. L’ectropion du col utérin survient lorsque
l’épithélium cervical habituel (squameux) à la
surface extérieure du col utérin est remplacé par
l’épithélium plus fin et plus fragile
(prismatique) du canal cervical.
Nous examinerons à la section suivante comment la
planification familiale et l’accès à une
contraception efficace peuvent contribuer à alléger
en partie le fardeau qui pèse sur les femmes vivant
avec le VIH.
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