Etude de cas 1: respect de la personne

Etude de cas 2: bienfaisance et justice

Etude de cas 3: consentement éclairé

Etude de cas 4: responsabilité en matière de recherche

Etude de cas 5: considérations du CE

Etude de cas 6: couverture média négative

Etude de cas 7: recherche sur des mineurs

Etude de cas 8: conflits d'intérêts

Corrigé des études de cas

 

 

Etude de cas 7: recherche sur des mineurs

Un nouveau cours d’éducation sexuelle (appelé «cours d’éducation à la vie familiale», ou EVF) est mis à l’essai dans 10 collèges. Dans le cadre de son évaluation, une enquête sera faite auprès d’un échantillon de 10 classes d’établissements utilisant ce nouveau cours et dans 10 classes d’établissements se servant de l’ancien programme. Les élèves seront interrogés avant de suivre le cours, puis une seconde fois à la fin de l’année scolaire. On comparera les données de base et les réponses en fin de projet pour chaque participant. Les élèves concernées ont 13 ans en moyenne. Ils seront interrogés sur leur usage de drogues, leur expérience sexuelle, leurs connaissances sur les infections sexuellement transmissibles, etc.

Ces collèges ont déjà dispensé des cours d’éducation sexuelle, mais le nouveau programme fait appel à des méthodes pédagogiques novatrices. Le pays est très conservateur sur le plan culturel, et la sexualité est un sujet qui n’est généralement pas discuté ouvertement. Les établissements scolaires de ce pays n’ont pas l’habitude de demander le consentement des parents pour collecter ce type de données ni pour évaluer les programmes scolaires. Les chefs d’établissements et les enseignants ont dit aux investigateurs qu’il sera très difficile d’obtenir le consentement écrit des parents et qu’il valait mieux même ne pas essayer. La difficulté tient non pas à l’objection des parents à la participation de leurs enfants, mais plutôt à un manque d’intérêt de leur part pour la vie scolaire en général et au mal qu’ont les élèves à rapporter des documents signés. D’ailleurs, beaucoup d’eux ne vivent même pas chez leurs parents.

Questions: (Cliquer sur les réponses possibles.)

1. Etant donné la culture conservatrice du pays, faut-il obtenir la permission des parents pour cette étude?

  1. La recherche a lieu au collège. C’est aux responsables de l’établissement qu’il appartient de décider si la permission des parents est nécessaire ou non.

  2. Non; les participants ont plus de 12 ans.

  3. Oui; les parents ont le droit de savoir ce qu’on enseigne à leurs enfants, en particulier lorsqu’il s’agit des questions liées à la sexualité.

  4. Non; le fait d’obtenir la permission des parents risque de fausser les réponses des élèves.

2. Si l’on détermine que la permission des parents n’est pas nécessaire, quels mécanismes faut-il intégrer pour garantir la participation volontaire des élèves et les protéger contre les pressions de leurs pairs, la discrimination de la part des enseignants, etc?

  1. On peut envisager la formation d’un comité consultatif enseignants-parents qui serait chargé d’évaluer la procédure de l’étude en vue de conseiller les investigateurs sur ces questions du bien-être des enfants participants à l’étude.

  2. On pourrait demander à un parent, dans chaque classe, d’être présent pendant le déroulement de l’enquête.

  3. On pourrait donner de la documentation sur l’enquête aux élèves pour qu’ils la rapportent à leurs parents.

  4. On pourrait obtenir en privé le consentement éclairé de chaque individu.