Etude de cas 1: respect de la personne

Etude de cas 2: bienfaisance et justice

Etude de cas 3: consentement éclairé

Etude de cas 4: responsabilité en matière de recherche

Etude de cas 5: considérations du CE

Etude de cas 6: couverture média négative

Etude de cas 7: recherche sur des mineurs

Etude de cas 8: conflits d'intérêts

Corrigé des études de cas

 

 

 

Etude de cas 2: bienfaisance et justice

Un essai échelonné dans le temps à intervalles déterminés a été réalisé auprès de prostituées. Il avait pour but d’évaluer l’effet de l’addition du préservatif féminin au système de diffusion du préservatif masculin, et ce en fonction du changement de la proportion des rapports sexuels protégés par ces deux méthodes. On a estimé l’usage de ces dispositifs en interrogeant les participantes à l’étude sur leur recours à ces formes de protection au cours de leurs 10 derniers rapports. Il s’agissait de prendre ces renseignements en 5 fois: 2 fois après avoir été exposées à des activités de promotion et de diffusion du préservatif masculin et 3 fois à la suite d’activités de promotion et de diffusion des préservatifs masculin et féminin.

L’investigateur local principal, défenseur très respecté des intérêts des prostituées, a expliqué que les femmes étaient très enthousiastes à l’idée de participer à un essai sur le préservatif féminin, dans la mesure où elles auraient gratuitement accès à cette méthode novatrice de double protection.

La première série de mesures sur l’utilisation des préservatifs a été menée à bien comme prévu. L’analyse des données préliminaires a révélé que les participantes disaient avoir utilisé un préservatif masculin dans plus de 95% de leurs rapports. Après vérification des techniques d’interview, une seconde série d’entretiens a été réalisée. Elle a abouti au même résultat, à savoir la déclaration d’un taux exceptionnellement élevé de l’utilisation du préservatif masculin. On peut craindre que l’introduction d’un nouveau produit n’ait un effet négatif sur l’utilisation du préservatif masculin. En outre, des doutes planent quant à la disponibilité et au coût du préservatif féminin après la conclusion de l’étude, même si celle-ci s’avère un succès.

Question: (Cliquer sur les réponses possibles)

Quelle est la meilleure façon de procéder ?

  1. Poursuivre l’étude telle qu’elle a été conçue.

  2. Mettre fin à l’étude.

  3. Suspendre l’étude. S’assurer que le préservatif féminin sera disponible s’il s’avère une méthode fiable.