Etude de cas 1: respect de la personne

Etude de cas 2: bienfaisance et justice

Etude de cas 3: consentement éclairé

Etude de cas 4: responsabilité en matière de recherche

Etude de cas 5: considérations du CE

Etude de cas 6: couverture média négative

Etude de cas 7: recherche sur des mineurs

Etude de cas 8: conflits d'intérêts

Corrigé des études de cas

 

 

 

Etude de cas 1: respect de la personne

Le ministère de la Santé d’un pays donné a demandé une étude de surveillance de la prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) et des comportements auprès des prostituées. Les participantes passeront des tests de dépistage pour 3 IST courantes et auront un entretien avec un membre du personnel de l’étude. Elles recevront une carte portant un numéro qui correspondra à celui de leur échantillon sanguin. Les femmes qui donneront du sang auront la possibilité de présenter leur carte pour obtenir les résultats des tests de dépistage. On proposera de soigner gratuitement celles qui obtiendront un résultat positif à ne serait-ce qu’un des 3 tests. En outre, toutes les participantes recevront une somme minime en guise de remerciement pour leur participation.

La population visée se compose de prostituées travaillant dans des maisons closes et qui sont sous la coupe des gérants de ces établissements. Avant de commencer la recherche, l’investigateur va voir le gérant d’une maison close pour lui demander la permission d’effectuer cette étude. Pendant leur entretien, le gérant déclare que toutes les femmes travaillant dans son établissement participeront à l’étude.

Questions: (Cliquer sur les questions pour révéler des réponses possibles.)

  1. Quelles mesures le personnel d’une recherche doit-il prendre pour garantir le consentement éclairé et volontaire de tous les participants à la recherche?

  2. Si une femme choisit de ne pas participer à l’étude, qu’est-ce qui peut être fait pour la protéger contre d’éventuelles représailles du responsable?

  3. Si vous avez la conviction que les femmes ne pourront pas donner leur consentement éclairé, quelles options pourriez-vous suggérer au ministère de la Santé?