Les couples qui désirent pratiquer la planification familiale naturelle (PFN) ont le choix entre plusieurs techniques pour cerner la phase de fécondité du cycle menstruel.
Les couples qui désirent pratiquer la planification familiale naturelle (PFN) ont le choix entre plusieurs techniques pour cerner la phase de fécondité du cycle menstruel.
La méthode du calendrier ou des rythmes (méthode Ogino-Knaus) --
La femme examine ses cycles menstruels précédents pour tenter de prédire sa future fécondité. Chez la plupart des femmes, les saignements menstruels commencent 12 à 16 jours après l'ovulation. La durée moyenne du cycle menstruel est de 28 jours, mais elle varie en réalité d'une femme à l'autre. Les femmes désireuses d'utiliser la méthode du calendrier (rythme) doivent enregistrer la longueur de six cycles menstruels, en comptant le premier jour des saignements comme le premier jour d'un nouveau cycle. Elles doivent ensuite calculer le nombre de jours que contient leur cycle le plus court et soustraire 18 ; la réponse leur sert à estimer le premier jour de fécondité. Pour estimer le dernier jour de fécondité, elles déterminent le nombre de jours dans leur cycle le plus long et soustraient 11. Elles doivent s'abstenir de relations sexuelles du premier au dernier jour où la fécondation est possible. Par exemple, si le cycle le plus court dure 26 jours et le plus long 30 jours, la femme doit respecter une période d'abstinence du huitième au dix-neuvième jour de son cycle menstruel.
La méthode des températures ou de la température basale du corps(TBC) --
La température de la femme augmente légèrement après l'ovulation (hausse de 0,2 à 0,4 degré celsius) et elle se maintient jusqu'à la fin du cycle. On pense que l'élévation de la température serait due à la production de l'hormone progestérone. Les femmes qui ont recours à cette méthode doivent enregistrer leur température tous les matins au réveil, avant de sortir du lit ou de consommer quelque liquide que ce soit. Les couples ne doivent pas avoir de rapports sexuels du premier jour des règles jusqu'au troisième jour suivant l'élévation de la température.
La méthode de la glaire cervicale (méthode Billings ou méthode de l'ovulation) --
Les changements hormonaux qui se produisent pendant le cycle menstruel affectent l'apparence et la texture de la glaire cervicale. Immédiatement après les saignements menstruels, des sécrétions épaisses et visqueuses forment un bouchon muqueux dans le col de l'utérus. L'ouverture du vagin est sèche, et la femme n'observe pas de mucosités. A mesure que le taux d'oestrogène augmente, des sécrétions épaisses et collantes apparaissent à l'entrée du vagin. Quand l'ovulation approche et le taux d'oestrogène continue d'augmenter, la glaire devient transparante, glissante et filante (comparable au blanc d'oeuf cru) et l'ouverture du vagin est humide. (Cette glaire glissante, mince et aqueuse, contient des nutriments pour les spermatozoïdes et les protège contre l'environnement acide du vagin. Après l'ovulation, les sécrétions s'épaississent de nouveau.) Les couples qui suivent cette méthode s'abstiennent d'avoir des relations sexuelles quand la femme a ses règles et un jour sur deux avant l'apparition de la glaire cervicale. Ils doivent en outre pratiquer l'abstinence entre le premier jour de l'apparition des sécrétions collantes et le quatrième jour suivant la disparition de la glaire transparante, glissante et filante.
La méthode symptothermique --
Cette méthode combine plusieurs techniques visant à prédire l'ovulation. Elle regroupe normalement l'observation de la glaire cervicale et des variations de température, et parfois aussi d'autres signes de l'ovulation, tels que les tensions mammaires, les maux de dos, les douleurs abdominales ou un sentiment de « lourdeur », ou encore de légers saignements intermenstruels. Les couples qui pratiquent cette méthode s'abstiennent d'avoir des rapports sexuels à partir du premier signe ou de la première sensation de glaire cervicale humide et jusqu'à ce que l'ovulation peut être confirmée. C'est-à-dire la témpérature de la femme reste élevée pendant une période de trois jours, ou jusqu'au quatrième jour consécutif à la disparition de la glaire mince et aqueuse, suivant ce qui arrive en dernier.