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couverture de la revue

Santé de la reproduction

Le DIU n'est pas une méthode
de premier choix pour les femmes jeunes ou nullipares

Les jeunes femmes et celles qui
n'ont pas encore eu d'enfant peuvent généralement recourir au DIU, mais les prestataires doivent faire preuve de prudence.

Network en français : hiver 1996, vol. 16, No. 2

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Les jeunes femmes et celles qui n'ont pas encore eu d'enfant peuvent généralement recourir aux dispositifs intra-utérins (DIU), mais les prestataires doivent faire preuve de prudence. Comme ces deux catégories d'utilisatrices courent un risque accru d'expulsion du DIU et de maladie inflammatoire pelvienne (MIP), le DIU n'est généralement pas recommandé comme méthode de premier choix.1

Pour les adolescentes qui ont besoin d'une méthode de planification familiale, le DIU présente pourtant des avantages clairs : c'est un moyen non hormonal qui demande très peu de la part de l'utilisatrice après l'insertion. Cependant, les risques de stérilité doivent être envisagés avant que cette méthode ne soit recommandée aux jeunes femmes.

« L'âge, en soi, n'est pas une contre-indication à l'emploi du DIU », dit le docteur Roberto Rivera, directeur des affaires médicales internationales de FHI. « Il n'y a pas de raison biologique pour dire que le risque est plus élevé chez une femme jeune que chez une femme plus âgée. A comportement sexuel analogue, elles courent l'une et l'autre le même risque. »

S'il n'y a pas de raison médicale qui justifie la non-utilisation du DIU par les adolescentes, les études démographiques révèlent toutefois que les femmes de moins de 25 ans connaissent une incidence accrue de maladies sexuellement transmissibles (MST) par rapport aux femmes plus âgées, lesquelles sont plus susceptibles d'être mariées ou de vivre en union libre. Ce n'est pas que les femmes plus jeunes soient biologiquement plus susceptibles aux MST que les autres ; mais leur mode de vie et leur comportement sexuel, par exemple la multiplicité de leurs partenaires, leur font courir un risque accru.

La majorité des utilisatrices du DIU recouvrent normalement leur fécondité immédiatement ou peu après le retrait du dispositif, et la durée d'emploi ne semble pas affecter la capacité de la femme à concevoir. Une étude réalisée en Nouvelle-Zélande a constaté que dans les 48 mois suivant le retrait du dispositif 91,5 % des femmes qui n'avaient jamais été enceintes avaient conçu, tandis que 95,7 % des femmes qui avaient été enceintes avant d'utiliser un DIU avaient conçu.2

Les prestataires des services de planification familiale doivent aider les clientes à comprendre de quelle façon la contraception peut affecter leurs risques de MIP et leur fécondité ultérieure. En dépit des risques de stérilité encourus par les femmes jeunes et les femmes nullipares, c'est en dernier ressort à la femme qu'il appartient de choisir la méthode contraceptive à utiliser.

-- Barbara Barnett

Notes

  1. Curtis KM, Bright PL, eds. Recommendations for Updating Selected Practices in Contraceptive Use: Results of a Technical Meeting, Volume I. Chapel Hill: Technical Guidance Working Group, U.S. Agency for International Development, 1994. Improving Access to Quality Care in Family Planning: Medical Criteria for Initiating and Continuing Use of Contraceptive Methods. Geneva: World Health Organization, 1995.
  2. Wilson JC. A prospective New Zealand study of fertility after removal of copper intrauterine devices for contraception and because of complications: A four-year study. Am J Obstet Gynecol 1989;160(2):391-96.