En vue d'évaluer l'efficacité des programmes de prévention et soins du VIH/SIDA, il est nécessaire de recueillir des données pour examiner dans quelle mesure les objectifs des programmes ont été atteints.
Les études de résultat et d'impact nécessitent presque toujours des calculs quantitatifs qui permettent de déterminer dans quelle mesure les objectifs du programme ont été atteints. Ces études peuvent expliquer :
- les résultats qui ont été observés ;
- la signification des résultats ;
- si le programme fait une différence.
L'évaluation des programmes est complexe étant donné que nous n'avons pas une parfaite connaissance de la manière dont les comportements différents et les facteurs épidémiologiques influencent les épidémies en cours d'évolution.
Si les changements intervenant dans la prévalence du VIH peuvent correspondre aux effets à long terme de multiples interventions, il est difficile de « prouver » que la baisse de la prévalence résulte des efforts de prévention. D'autres facteurs — notamment la mortalité, la migration et la saturation épidémique des populations à risque — peuvent aussi expliquer ces changements.
Compte tenu de ces limitations, une approche intégrée pour évaluer l'efficacité des programmes s'appuie sur des techniques multiples qui examinent le rapport entre les données biomédicales, comportementales et socio-démographiques. Cette approche accorde une importance particulière aux liens qui existent entre les données de résultat dégagées des interventions de programmes, les modes de prévalence du VIH et les estimations du rapport coût-efficacité.
Il est indispensable d'incorporer l'évaluation à la phase de conception du programme pour assurer que les activités de recherche produisent des résultats utiles. La planification d'une intervention et la conception d'une stratégie d'évaluation sont des activités inséparables.
Pour assurer la pertinence et la durabilité et éviter le chevauchement des activités d'évaluation, les concepteurs de projet doivent collaborer avec les intéressés locaux (à savoir le Programme national de contrôle du SIDA, le Ministère de la Santé et autres bailleurs de fonds) en vue de dégager les grandes lignes de ce processus.