Dans le cadre de cette approche, on a recours à des examens de laboratoire pour identifier l'agent infectieux incriminé. Correctement utilisée, cette approche constitue la méthode la plus précise de diagnostic et de traitement des MST. Toutefois, elle nécessite des ressources substantielles. Dans les pays en développement, les examens de laboratoire ne sont souvent pas à la portée des établissements de soins de santé primaires, vers lesquels se dirige la majorité des patients.
Pour utiliser cette approche, des techniciens compétents doivent être formés et encadrés. Généralement, il faut disposer d'un matériel spécialisé et coûteux et de diverses fournitures, dont des réactifs, pour effectuer les analyses. En outre, beaucoup d'examens de laboratoire nécessitent une alimentation fiable en électricité et en eau, condition qui n'est pas toujours remplie dans de nombreux endroits. Les chercheurs s'efforcent de développer des examens de laboratoire aux fins de diagnostic qui soient moins coûteux.
Lorsqu'on a recours à l'approche diagnostique en laboratoire, on attend généralement les résultats des analyses avant de prescrire un traitement. Le début du traitement peut donc se trouver retardé de plusieurs jours. Cela signifie souvent que les patients doivent revenir pour se faire soigner. Ceux qui ne peuvent pas retourner au dispensaire ne se feront pas traiter.
Théoriquement, cette approche peut être utilisée pour diagnostiquer une infection chez tous les individus, même ceux qui n'ont pas de symptômes. Dans la pratique, cependant, les personnes asymptomatiques ne vont généralement pas demander à passer des examens pour savoir si elles pourraient avoir une MST.
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