Toutes les approches suivies dans le domaine de la prise en charge des MST doivent mettre en relief « les quatre piliers » de la lutte contre ces maladies, à savoir : counseling et éducation, promotion du préservatif, adhésion des clients au traitement et notification des partenaires aux fins de traitement. Les algorithmes utilisés en conjonction avec l'approche syndromique doivent toujours incorporer ces quatre idées maîtresses.
Le counseling et l'éducation doivent porter sur la diffusion de messages de prévention des MST, souligner les complications potentiellement graves de ces maladies et suggérer des moyens de modifier les comportements sexuels dangereux. Le port du préservatif doit être encouragé au titre de la prévention des infections, et il convient d'insister sur l'importance d'une utilisation systématique et correcte.
L'adhésion du client au traitement est essentiel. Le prestataire doit expliquer l'importance de suivre le traitement jusqu'au bout, même après que tous les symptômes ont disparu. Le client doit s'abstenir d'avoir des rapports sexuels tant que le traitement n'est pas terminé et l'infection guérie.
Les partenaires sexuels des clients chez qui l'on a catégoriquement diagnostiqué une infection doivent être informés qu'ils ont été exposés à une maladie et ils doivent être encouragés à solliciter des soins appropriés. Lorsque le diagnostic n'est pas catégorique, par exemple dans le cas du syndrome des pertes vaginales, il est moins clair de savoir quand il convient de notifier les partenaires. Dans ces situations, les prestataires doivent s'en remettre à leur jugement. Le traitement des partenaires infectés est non seulement salutaire pour eux, mais il enraie aussi la propagation de l'infection et il prévient la réinfection des clients.
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