Cet algorithme montre comment les facteurs de risque de MST encouru par la cliente peuvent être intégrés à la prise d'une décision. C'est une approche adaptée à la plupart des populations servies par les agents de SMI/PF.
Lorsqu'une femme a des pertes vaginales, le prestataire évalue son risque d'infection en lui posant une série de questions sur des variables démographiques et des facteurs comportementaux. Ses réponses guident le prestataire dans le choix d'une approche. Voici le genre de questions que l'on peut poser :
- Votre partenaire présente-t-il des symptômes de MST ?
- Avez-vous eu un rapport sexuel avec plus d'une personne ou avec un nouveau partenaire au cours des trois derniers mois ?
- Avez-vous moins de 21 ans ?
- Etes-vous célibataire ?
Si la femme répond par l'affirmative à quelques-unes de ces questions et qu'elle semble donc courir un risque accru de MST, le prestataire doit la traiter pour la vaginite et pour la cervicite.
Si son risque d'infection par MST semble faible, le prestataire n'a qu'à la traiter pour la vaginite. Il faut conseiller à la femme de revenir au dispensaire si les pertes ne diminuent pas, et à ce moment-là il faudra la traiter pour la cervicite.
S'il ne peut pas classer catégoriquement la femme dans le groupe à risque élevé ou dans celui à risque faible, le prestataire doit procéder, si possible, à une évaluation supplémentaire et tenir compte également des données relatives à la prévalence locale des MST. Il peut ainsi effectuer un examen gynécologique ou réaliser un test de laboratoire peu coûteux, par exemple une coloration de Gram qui peut permettre de distinguer la vaginite de la cervicite. Le taux de prévalence de la blennorragie et de la chlamydiase au sein de la population servie peut également aider le prestataire à déterminer le traitement qui convient, puisque ces infections causent la cervicite.
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