Si une femme a des pertes vaginales, le prestataire doit utiliser l'algorithme correspondant. Mais si elle se plaint aussi de douleurs abdominales basses, le prestataire doit plutôt utiliser l'algorithme pour cette condition-là, que nous discuterons un petit peu plus tard.
Les pertes vaginales sont un phénomène courant et très souvent observé dans les dispensaires de SMI/PF. Les femmes ont normalement des pertes vaginales, qui peuvent être plus prononcées durant certaines phases de leur cycle menstruel, pendant et après un rapport sexuel, et pendant la grossesse et l'allaitement. En général, les femmes ne consultent un prestataire que si les pertes vaginales leur semblent inhabituelles ou qu'elles sont une cause de démangeaisons ou de gêne.
Dans le cas du syndrome des pertes vaginales, les symptômes regroupent des pertes vaginales anormales, des démangeaisons vaginales, une miction douloureuse et des rapports sexuels douloureux. Le prestataire doit vérifier la présence éventuelle de pertes vaginales anormales et, si l'examen au spéculum est possible, celle de pertes cervicales. Les pertes anormales se distinguent des pertes normales par leur couleur, leur odeur, leur consistance ou leur quantité.
Souvent, les pertes vaginales indiquent la présence d'une vaginite. Moins souvent, elles sont un signe de cervicite. Parfois, les deux infections sont présentes en même temps.
Les infections susceptibles d'être à l'origine d'une vaginite sont la trichomonase [le « ch » se prononce comme le son « k »], la MST la plus courante, ou deux agents infectieux qui existent à l'état naturel. Il s'agit de la vaginose bactérienne et de la candidose, infection fongique également connue sous le nom de muguet.
La cervicite est provoquée par la blennorragie ou la chlamydiase, deux MST d'origine bactérienne.
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