Les MST posent un problème mondial, et l'on dénombre chaque année plus de 300 millions de nouveaux cas de MST curables. Par ailleurs, le sida et d'autres MST incurables sont en progression rapide, le nombre de cas d'infection par le VIH étant de 30 millions en 1998.
Des stratégies de santé publique peuvent contribuer à ralentir la propagation des MST en prévenant de nouveaux cas et en prenant en charge les infections existantes. Les stratégies de santé publique regroupent les démarches visant à cibler les noyaux de transmission, à modifier les normes sociales et à promouvoir les préservatifs. Les programmes de SMI/PF doivent apprendre à envisager la question de l'épidémie de MST sous un angle stratégique.
Au niveau des prestataires, deux idées maîtresses dominent : celle de la prévention et celle de la prise en charge des MST. Tous les programmes de SMI/PF doivent intégrer les mesures de prévention des MST aux services qu'ils proposent. Celles-ci portent sur l'éducation, le counseling, la discussion du risque de MST à l'occasion du choix d'un contraceptif et l'intégration de la promotion du présevatif aux services en cours.
Les services de prise en charge des MST sont, eux, plus coûteux. Ils regroupent le diagnostic, le traitement et « les quatre piliers » de la lutte contre les MST. Si un programme n'a pas les moyens financiers de les proposer, il devrait établir un système de réorientation vers un dispensaire pour MST ou vers un autre établissement indiqué.
A tous les niveaux de la santé publique et des programmes, des efforts s'imposent pour enrayer la propagation des MST dans le monde entier.
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