FHI a participé récemment à un projet de recherche qui change les recommandations et les prestations des services en matière de contraception.
Les résultats intérimaires d’une étude sur la vasectomie effectuée conjointement dans sept pays par FHI et EngenderHealth, organisme basé à New-York, révèlent que la technique de ligature et d’excision est plus efficace quand elle s’accompagne d’une interposition aponévrotique (c’est-à-dire quand les tissus aponévrotiques qui recouvrent les canaux déférents sont rabattus sur l’une des extrémités sectionnées avant d’être recousus).1 L’analyse des données recueillies auprès des quelque 800 hommes qui ont participé à cette étude est pratiquement terminée, et les résultats définitifs sont attendus d’ici la fin de l’année 2003.
D’ores et déjà, EngenderHealth intègre l’interposition aponévrotique à son matériel de formation. La troisième édition du manuel intitulé No-Scalpel Vasectomy: An Illustrated Guide for Surgeons, publié en mars 2003, contient la description détaillée des gestes à accomplir pour pratiquer la vasectomie par ligature et excision avec interposition aponévrotique.2 Egalement en mars 2003, EngenderHealth a organisé un atelier de formation à New-Dehli, en Inde, dans le cadre duquel 10 formateurs venus d’Inde, du Népal, du Bangladesh, du Cambodge, des Philippines et du Kenya ont normalisé leurs techniques d’interposition aponévrotique et se sont familiarisés avec le cours de formation révisé sur la vasectomie. «L’interposition aponévrotique n’est plus une option pour nos formateurs», déclare John Pile, haut responsable des services de planification familiale à EngenderHealth. «C’est obligatoire.»
Sur la base d’une étude récente concernant l’intervalle de temps et le nombre des éjaculations nécessaires à atteindre l’azoospermie (c’est-à-dire l’absence de spermatozoïdes dans le liquide séminal), consécutivement à une vasectomie par ligature et excision,3 le guide illustré et le nouveau cours de formation d’EngenderHealth insiste sur une visite de suivi 12 semaines (trois mois) après cette intervention. C’est une formule qui est considérée plus fiable pour confirmer le succès de la vasectomie que celle qui consiste à proposer aux clients de revenir après la vingtième éjaculation. En outre, le guide et le cours insistent sur l’importance qu’il y a pour les prestataires d’informer leurs clients de la possibilité, aussi minime soit-elle, de l’échec de la vasectomie.
— Kerry L. Wright
Références
- Chen-Mok M, Bangdiwala SI, Dominik R, et al. Termination of a randomized controlled trial of two vasectomy techniques. Control Clin Trials 2003;24(1):78-84.
- EngenderHealth. No-Scalpel Vasectomy: An Illustrated Guide for Surgeons. Third Edition. New York, NY: EngenderHealth, 2003.
- Barone MA, Nazerali H, Cortés M, et al. A prospective study of time and number of ejaculations to azoospermia after vasectomy by ligation and excision. J Urol 2003;170(3):892-96.