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couverture de la revue

Santé de la reproduction

Network en français :
Les méthodes de barrière

Volume 22, Numéro 4, 2003

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Le point central de ce numéro de Network en français concerne l'utilisation réelle et potentielle de différentes méthodes de barrière pour la contraception et la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST). Le préservatif masculin, quand il est utilisé de façon correcte et systématique, est un moyen efficace de prévention de l'infection à VIH, de la blennorragie (chez l'homme) et des grossesses non planifiées chez les personnes qui sont sexuellement actives et qui ont besoin de se protéger. Des campagnes encourageant l'utilisation du préservatif « à 100 % » ont contribué à une réduction importante des taux d'IST dans différentes régions du monde. Cependant, les messages précis à propos des préservatifs doivent s'appuyer sur un large éventail de stratégies visant à éviter et à réduire les risques de VIH/IST, mais ne pas s'y substituer. Ce numéro discute également de la réutilisation des préservatifs féminins et de différentes stratégies qui offrent une double protection contre les grossesses non planifiées et les IST. Il y est également mis en relief l'état de la recherche sur différents microbicides susceptibles d'être utilisés comme agents topiques, à titre de barrière de protection contre le VIH et les autres IST. Enfin, ce numéro explore l'hypothèse, qui sera bientôt testée, selon laquelle les diaphragmes offrent une certaine protection contre les IST.

Dans ce numéro:

La stratégie dite de « ABC à Z »

Le préservatif masculin, quand il est utilisé de façon correcte et systématique, est un moyen efficace de prévention de l'infection à VIH et des grossesses non planifiées chez les personnes qui sont sexuellement actives et qui ont besoin de se protéger. Cependant, il ne représente qu'un seul élément d'une stratégie multidimensionnelle de prévention du VIH et des autres IST. Par exemple, le terme « stratégie ABC » se réfère à trois mesures que les individus sont encouragés à prendre: ils peuvent s'abstenir de relations sexuelles, bannir l'infidélité dans leur couple, ou, si ni A ni B ne leur sont possibles, utiliser un condom (préservatif). La stratégie ABC fait du préservatif un élément essentiel d'un vaste dispositif de prévention du VIH. En outre, cet article suggère qu'au lieu de nous cantonner à la stratégie ABC, nous gagnerions à parler d'une stratégie de ABC à Z, qui rassemblerait un spectre complet des possibilités de prévention.

Cibler les populations à risque accru d'infection

Traditionnellement, les efforts visant à prévenir l'infection à VIH par le biais du port du préservatif — dans le cadre d'une stratégie très diversifiée de réduction des risques — ont ciblé les individus qui courent un risque accru d'infection. Ceux-ci incluent les professionnelles du sexe travaillant dans des maisons closes ou dans d'autres établissements (où le taux d'emploi du préservatif est souvent faible) ainsi que les hommes, puisque ce sont souvent eux qui ont le dernier mot quant à l'utilisation de cette méthode. Des campagnes auprès des militaires changent les comportements décrit le succès des programmes d'utilisation obligatoire du préservatif dans les maisons closes (Préservatif à 100 %), tout en reconnaissant la contribution d'un programme d'éducation par les pairs auprès des militaires qui encourage le port du préservatif et diffuse d'autres messages de prévention du VIH. Une initiative de santé publique divise presque par deux les taux d'IST explique la nature d'une initiative de promotion du préservatif en République dominicaine. Enfin, Mieux mesurer l'ampleur de l'utilisation des préservatifs explore pourquoi et comment les chercheurs examinent les moyens de mesurer avec plus de précision la régularité de l'utilisation des préservatifs.

La réutilisation du préservatif féminin à l'étude

Il est recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) d'utiliser un nouveau préservatif féminin à chaque rapport sexuel. Cependant, dans certaines circonstances, la réutilisation de ce dispositif peut s'avérer acceptable, praticable et sans danger, ce qui a conduit l'OMS à déclarer que « la décision finale d'approuver ou non la réutilisation du préservatif féminin relève en dernier ressort de l'échelon local ». L'OMS préconise que, sur le plan local, les responsables de programmes ne recommandent la réutilisation du préservatif féminin que lorsqu'ils ont adapté un protocole de désinfection et de manipulation aux conditions locales (conservant toutes les étapes du protocole) et qu'ils ont ensuite testé la faisabilité, l'efficacité et l'utilité du protocole dans leur cadre.

La double protection

La recherche en cours et les discussions sur les deux stratégies majeures pour une double protection contre grossesses non planifiées et infections sexuellement transmissibles (IST) indiquent que chaque stratégie a ses avantages et inconvénients, comme dépeint dans le tableau Stratégies de double protection et que les messages à faire passer sur la double protection peuvent varier selon les circonstances individuelles. Insister sur l'importance d'une double protection décrit comment ces messages sont intégrés dans les services de santé de la reproduction en Afrique du Sud, en Ethiopie, au Kenya et au Nigéria. La double protection et l'emploi systématique du préservatif discute du fait que la régularité d'emploi du préservatif peut dépendre au moins autant des caractéristiques des utilisateurs que de la façon dont la double protection est envisagée (méthode double ou préservatif seulement).

Après le N-9, quoi de neuf?

Plus de 50 produits sont en cours d'étude pour leur potentiel microbicide et pourraient être utilisés comme agents topiques à titre de barrière de protection contre le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST). Alors qu'un tel microbicide ne sera probablement pas sur le marché avant 2010, six produits microbicides devraient atteindre le stade des essais d'efficacité en 2003 et 2004. La manière dont ces produits agissent pour prévenir l'infection des cellules par le VIH ou les autres pathogènes IST est décrite dans Microbicides proches d'une phase de test d'efficacité: mécanismes d'action. Par ailleurs, si le nonxynol-9 (N-9) demeure une option contraceptive modérément efficace pour les femmes à faible risque d'infection par le VIH, un article Le N-9 ne convient pas aux femmes à haut risque d'infection à VIH explique pourquoi les spermicides au N-9 ne doivent pas être utilisés par d'autres individus ou pour d'autres indications.

Le diaphragme protège-il contre les IST?

L'hypothèse selon laquelle les diaphragmes pourraient offrir une certaine protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH, sera bientôt testée dans plusieurs essais contrôlés et randomisés. Doit également être testée la question de savoir si les les diaphragmes et les microbicides seraient plus efficaces dans la prévention des IST s'ils étaient utilisés ensemble. Le statut de l'éponge contraceptive « Today », une alternative au diaphragme, est discuté dans L'éponge contraceptive revient sur le marché.